Accorder un logement sous la condition de religion est une discrimination .

Ce matin sur France inter, Thomas Legrand reprend une information de Monsieur le maire de Roanne. Il précise que sa ville acceptera d’accueillir des réfugiés, car des possibilités existent dans le parc des logements sociaux. Mais il pose deux conditions : qu’ils soient bénéficiaires du statut, et surtout s’ils soient CHRETIENS. Il n’y a pas d’héroïsme à donner un logement social à des personnes statutaires, ce qui est curieux dans le cas présent c’est la limitation en nombre (une dizaine).
Quant au critère de religion… Il faut préciser qu’il y a à Roanne un CADA qui accueille et accompagne les demandeurs d’asile, conformément à la loi, sans les interroger sur leur religion ; il y a aussi des associations diverses qui accueillent , aident et accompagnent des demandeurs parfois déboutés, sans les interroger sur leur religion.
Les « conditions » posées par le maire sont absolument ahurissantes : cela veut dire que des logements sociaux vont être attribués sur critère de religion. Ce n’est ni laïque ni républicain. Et peut-être est-ce tout simplement une provocation à la discrimination, telle que définie dans l’article L225 du Code Pénal.

 

On trouvera l’article du Progrès , publié le 6/09/15 , dans le Facebook de la section ldh de Roanne.

 

Article 225-1 du Code pénal

Modifié par LOI n°2014-173 du 21 février 2014 – art. 15
Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »

Comme on le voit, la loi ne prévoit ni préférence nationale, ni préférence religieuse, et au contraire, ces différences de traitement sont des délits pénaux.

 

Message d’un lecteur

Communiqué de la LICRA

Licra , accueil des réfugiès à Roanne

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