Social: quelques éléments préoccupants que notre association a pu constater.

 

Jean Jacques  Ladet, vice président  à Roannais Agglo et élu départemental  a souhaité que la section LDH de Roanne soit  auditionnée dans le cadre de l’audit social organisé par Roannais Agglo.

En dessous notre réponse à Jean Jacques Ladet en forme de  constat qualitatif fait par la section LDH dans le cadre de ses permanences d’accueil:

Suite à notre échange, je me permets de résumer ci-dessous les quelques éléments préoccupants que notre association a pu constater, grâce à nos permanences d’Accueil et d’orientation ou nous rencontrons toutes les semaines nos concitoyens en difficulté.

 

1 Des personnes sans hébergement ni revenus, vivant uniquement de l’aide caritative.

Quand il s’agit de familles, le CG attribue une allocation mensuelle pour les enfants, après avis de la commission. Cette allocation mensuelle a tendance à diminuer.

Malgré  la CASF qui prévoit le droit à l’hébergement d’urgence de toute personne « en situation de détresse sociale, médicale ou psychique », la jurisprudence ainsi qu’une circulaire du ministre de l’intérieur écarte de ces dispositifs d’hébergement les personnes définitivement déboutées de leur demande de titre de séjour. Nous rencontrons dans cette situation des personnes souffrant de pathologies graves (cancer, tuberculose…), mais aussi des jeunes enfants, parfois des bébés.

Il est à craindre que cette situation soit durable, car les demandeurs d’asile qui n’ont pas obtenu le statut, doivent quitter l’hébergement au CADA avec pour  seule solution 3 nuits d’hôtel.

 

2. Des étrangers dont le droit au séjour est certain, soit q’.il est de droit (conjoint de français, parent d’enfant français), soit qu’un avis favorable ait été donné par les services de la Préfecture : les délais pour obtenir matériellement la carte de séjour peuvent parfois atteindre un an, ils reçoivent des récépissés qui donnent droit au travail et attestent de la régularité du séjour, mais n’ouvrent pas droit aux prestations familiales ni aux aides au logement, paupérisant ces familles en les privant de leurs droits.

 

3 D’une manière générale, le traitement des dossiers des étrangers par la Préfecture  peut s’améliorer, délais, accueil, qualité des informations données, possibilité de communiquer au téléphone. Les travailleurs sociaux sont démunis, n’ayant pas d’interlocuteur en Préfecture et n’étant pas toujours formés sur le droit des étrangers, pour assurer leur mission d’accompagnement auprès de ces publics.

 

4 Nous constatons une aggravation dans les situations des personnes et des familles qui dépassent de peu les barèmes pour être éligibles aux différentes aides ; dans le budget de ces personnes, la part du logement peut dépasser 50% du revenu, n’ayant droit ni à la CMU ni à l’ACS, le reste à vivre est très faible. Outre les difficultés financières réelles, ce « déclassement »vécu comme une humiliation sociale, crée une fragmentation sociale supplémentaire, et favorise un discours de mise en concurrence des différentes précarités.

 

 

 

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