Collectif ALERTE, rencontre avec l’adjoint au social de la Ville de Roanne.

La section LDH était représentée à la rencontre, souhaitée par le Collectif Alerte, avec  Monsieur François Chaize, adjoint , chargé des affaires sociales,  de la Mairie de Roanne, le 4 mai 2015.

Rappelons que la section LDH de Roanne participe depuis des années au Collectif ALERTE de Roanne. Ce Collectif se réfère à l’évidence au Collectif national du même nom. Notre investissement dans ce Collectif (local et national) est conforme aux missions de défense des droits sociaux définies par notre Association.

Ce Collectif est présent dans les CCAS de plusieurs villes de l’agglomération.


André Rostaing, au nom du Collectif, a introduit la séance par une double insistance :

1) Les associations membres du Collectif Alerte, diverses par leur histoire et leurs modalités d’action mais collaborant au sein du Collectif selon des exigences communes (lutte contre l’exclusion et pour l’insertion, aides et accompagnements auprès des personnes en situation de précarité), sont de fait depuis des années porteuses d’une connaissance pratique et contextualisée des situations et des problèmes qui marquent le territoire du Roannais.

2) Or, dans la période, depuis des mois, cette expérience et cette connaissance, une ressource pour la politique sociale comme le soulignent les textes législatifs, semble ne plus intéresser les élus et les instances décisionnaires en matière de politique de la ville et de politique de l’agglomération. Le Collectif et les associations que regroupe  du Collectif ALERTE ne sont plus consultés ni tenus au courant des orientations mises en oeuvre. Des décisions sont prises sans concertation; le Collectif n’est pas représenté au sein du CCAS de Roanne. Cette situation n’est pas tenable. Il s’agirait que la réunion d’aujourd’hui en permette, au moins pour une part, le dépassement. Il s’agit pour nous de redevenir des interlocuteurs et des partenaires à part entière de la politique de la ville…
La réponse de François Chaize a consisté à mettre en avant plusieurs considérations :

1) Le Collectif non représenté au CCAS de Roanne? « Savoir que ce n’est pas une obligation légale »… il ajoute  « associations /loi de 1901″, peut-être que ça ne veut pas dire grand -chose… » Il précise : certaines associations fonctionnent au bénévolat, d’autres dépendent de subventions aux modalités diverses… « Pour travailler ensemble, il faut se connaître… » « Il s’agirait de ne pas passer son temps à remuer le passer ou à régler des comptes »… « Tl faut des relations apaisées »… »Ce qui m’importe c’est ce qu’on va  faire… » « …arrêter les défiances… »
2) François Chaize insiste sur la posture d’élu qu’il lui a fallu assumer : »élu depuis un an… » Débarquant dans un domaine (les affaires sociales) dont il ignore beaucoup. « …un besoin de comprendre et d’aller voir… », « …il faut du temps… » (même si au quotidien c’est aussi, sans pouvoir y échapper, « gérer des urgences »). Mettre en place des schémas, des schèmes de compréhension. Prendre le temps de se donner des repères. « …le social, il faut le vivre de l’intérieur… » « …laisser du temps au temps… »

3) Savoir à quoi on doit s’attendre: « …il va y avoir des décisions cornéliennes à prendre… »  « …pas forcément celles que vous souhaitez… »
Il précise : la ville de Roanne est passée de 56000 habitants à 36000 aujourd’hui… »Une question importante: « redonner à Roanne et au Roannais une attractivité… » (« par exemple le projet de piscine quoi que vous en pensiez… »)
Des contributions financières de l’Etat sur lesquelles on ne va plus pouvoir compter…Des schémas officiels mis en place et en exergue par le gouvernement mais qui, sur le tas, ne permettent pas réellement d’avancer (par exemple la notion de « contrat de ville »: un modèle « fait à Paris, mais sans réelle connaissance des provinces… »)
Autre question difficile, celle de « quartiers prioritaires ». On s’aperçoit que certains dossiers s’appuient en fait sur des données pour une part périmées: »… le cas du Parc par exemple: des statistiques et une carte datant de 2011… »
4) L’Audit comme phase décisive. « …quelle politique de la ville? Avant l’audit, je ne peux pas vous répondre… » « … »vous posez la question d’un CIAS. Ce n’est qu’à la suite de l’audit et de ses résultats qu’on pourra trancher… »
Des associations seront entendues (un « choix des associations participant à l’audit a été fait. « …il y aura des concertations… »)
Sur la base des résultats de l’audit, des décisions et les choix financiers conséquents pourront être envisagés.  « …faire bouger les lignes… »
Bien que  certains d’entre nous  doutent de l’intérêt d’un tel audit, venant après les «analyses des besoins sociaux et de santé» produits dans le passé, nous prenons acte et nous proposons à l’adjoint au social de la Ville de Roanne une rencontre, qu’il accepte,  en juillet.

Il faudra pour nous, LDH, revenir de manière détaillée sur ce qui nous parait souhaitable pour répondre aux urgences sociales de notre Ville et ce que peut en retenir la politique définie par la nouvelle équipe municipale.

 

 

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