Un outil: le rapport 2014 du Défenseur des droits.

Le rapport annuel 2014 du Défenseur des Droits revient sur les difficultés que nos associations rencontrent, en particulier dans l’accompagnement au quotidien des étrangers ou des citoyens européens pauvres. Nous avions d’ailleurs  saisi le Défenseur des Droits sur les questions d’hébergement d’urgence, ainsi que sur les difficultés des étrangers à faire valoir leurs droits.

Le rapport fait retour    (p. 11 et 12) sur   l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence. Si nous avons subi dans nos recours juridiques  un renversement de la jurisprudence, le rapport nous permet de réaffirmer le caractère inacceptable, entre autres pour les enfants, que des familles soient condamnées à survivre dans la rue.

Le chapitre sur le droit des étrangers manifeste que nous avons raison de récuser les pratiques administratives qui entravent la réalisation des droits des étrangers. Pensons par exemple à la régularisation des étrangers conjoints de français et/ou parents d’enfants français si difficile, si lente à obtenir, et pourtant de plein droit.

Un tel rapport sera pour nous une aide… reste à nous en saisir dans nos démarches envers les administrations

.rapport DDD 2014

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Accès aux soins sur le roannais:

En complément de notre post du 23 décembre 2014 sur l’abandon du projet de maison médicale au quartier du Parc des sports:

Nous étions présents à la réunion suscitée par  le docteur Lisa Otton le 22 janvier 2014 à propos de l’accès aux soins sur le Roannais. Est fait le récit de l’action militante   que mènent sur le Roannais  plusieurs médecins et citoyens depuis plusieurs années, face à la situation de notre territoire  pour ce qui de l’accès aux soins… Est  décrite une  « démographie médicale »  problématique à mettre en rapport avec les caractéristiques sociales de Roanne: vieillissement de la population, montée de la précarité, problème de chômage et de logement…

Le recours à la création de « maisons médicales » est devenu, dans la période, une tentative de solution dans les « zones rurales » (cf. Saint Germain Laval notamment…). Pour ce qui est de la ville de Roanne, le maire, considérant que « il n’y a pas de problème,  et que personne ne se plaint… »,  n’est pas favorable à une reprise  du projet concernant la maison médicale du quartier  Parc des sports.  On pourra s’interroger sur le rapport entre l’abandon du projet de maison médicale et la stigmatisation de ce  quartier.

Plusieurs citoyens et médecins (de l’AMGR) souhaitent la création d’un collectif autour de la santé avec pour première étape : le souhait d’un médecin généraliste accessible pour chaque habitant du territoire. Le travail d’explication est nécessaire.

Pour ne pas en finir avec le DALIE

En complément de notre post du 2 janvier 2015

Au Conseil Communautaire du 21 janvier 2015, Madame Riamon interroge Monsieur Nicolin sur le devenir des personnes prises en charge par la DALIE (Dispositif d’Actions Locales pour l’Insertion et l’Emploi) et sur le fait que  Pôle Emploi n’a pas la capacité de prolonger ce travail d’insertion.  Elle lit  le courrier d’une personne suivie et ayant retrouvé de l’espoir grâce au travail de cette structure de Roannais Agglo. Elle lit ensuite le courrier  de M Nicolin annonçant la fin du Dalie…

Pour Monsieur Nicolin, c’est le fait du refus des autres communautés de communes qui explique que nous n’ayons pas évolué vers un Plan Local d’Insertion (PLI). Il annonce que si  ces communautés de communes revenaient sur leur refus, Roannais Agglo pourrait se faire le porteur de ce PLI. Pour le Président de Roannais agglo : « ça va se faire ».

Restent les professionnels du Dalie dont les uns et les autres vantent le travail. La qualité de cette équipe pourrait être gage d’un devenir positif de la démarche.

Extrait du courrier d’une personne aidée par le DALIE cité par Mme Marie Héléne Riamon :

« Etant sans travail depuis février 2012 les conseils et le suivi de votre organisme m’ont permis de mieux m’organiser et de mieux répondre aux offres.Mais il y a un point sur lequel je tiens tout particulièrement vous remercier, c’est sur l’humanité que vous avez su donner à votre travail.Le fait d’être sans emploi m’a parfois entraîné dans le désespoir, l’inquiétude, la perte de confiance…

Nos rendez-vous étaient pour moi une source d’espoir et parfois de réconfort. ».

Parler de laïcité aux enfants, « Un Jour, Une actu… »

« Un Jour, Une Actu » est un journal qui s’adresse à un jeune public. La commande était de montrer comment la laïcité pouvait répondre à quelques maux de notre temps… Pour cela, définir trois mots : « intégrisme religieux », « terrorisme », « amalgame » et tenter d’aller au-delà de la simple définition.

Encore fallait-il sortir de cette laïcité d’interdiction, peu capable de séduire de jeunes esprits.

Parler de laïcité à des enfants, pourquoi ne pas essayer, même si c’était dans une forme très contrainte.

En dessous deux liens,

Vers : http://1jour1actu.com/

Et vers l’article auquel nous avons collaboré.

Laïcité

Pour une République effective

Aucun mot, aucune formule ne peuvent traduire notre peine : nous pleurons la mort de ceux et celles qui n’avaient qu’un crayon pour toute arme, et de ceux qui les protégeaient contre ce que nous pensions impossible. Les individus qui ont ainsi entonné un abominable hymne à la mort ont touché juste car c’est tout ce que nous aimons qu’ils ont assassiné : l’impertinence, le rire, l’inventivité, la joie de vivre, la liberté de penser, sans laquelle il n’est pas d’humanité. Et nous avons besoin que cette peine soit partagée entre tous, ici en France comme partout dans le monde. Ce monde qui a ressenti que cet événement n’était pas hexagonal mais notre histoire commune.
Bien sûr, il faudra enquêter, juger et sanctionner. Aucune démocratie ne peut accepter de plier face au fanatisme, à la violence, encore moins quand elle est dirigée contre un de ses piliers, la liberté d’expression. Bien sûr, c’est dans le cadre de l’Etat de droit que doivent agir les forces de l’ordre. C’est aussi sans stigmatisation des personnes se réclamant de l’islam que nous devons exprimer notre rejet de cette barbarie, si nous ne voulons pas entretenir des solidarités malsaines.
L’émotion ne suffit pas. Des voix s’élèvent pour appeler au rassemblement au nom des principes de la République. Mais de quelle République s’agit-il ? Il n’est pas certain que le mot suffise, en effet, à partager les mêmes principes ni les mêmes valeurs.
Le constat est terrible : sur fond de crise sociale permanente, la cohésion de notre pays a éclaté. Racisme et antisémitisme, stigmatisation d’une partie de la population, retour de la vieille antienne du bouc émissaire dont on ne retient que l’origine, relégation dans des ghettos territoriaux et scolaires, replis identitaires, ignorance de notre histoire, qu’elle concerne l’esclavage, la collaboration ou le colonialisme, et ces mots d’exclusion devenus si quotidiens au nom d’une conception dévoyée de la liberté d’expression. Pire, certains détenteurs de la parole publique n’ont pas su, et parfois pas voulu, respecter les symboles de l’égalité républicaine.
Ne le dissimulons pas, nous sommes tous responsables de cette situation. Cet échec nous est commun et nous ne saurions nous dispenser d’un regard critique sur nos propres actions.
Lorsque les principes mêmes de la République sont contredits par la réalité, chacun interpelle celle-ci dans une sorte de sauve-qui-peut généralisé en lui délivrant injonction d’agir pour son propre sort sans référence à l’intérêt commun.
S’il est bien que les partis politiques, acteurs essentiels de la vie démocratique, s’emparent de ce débat, c’est d’abord au citoyen de le mener. Avant même de rassembler les institutions et les organisations, c’est d’abord les hommes et les femmes de ce pays qu’il faut rassembler autour non d’une incantation, mais d’une République effective pour tous.
Parce que nous voulons vivre ensemble, sans racisme et sans discriminations, quelles que soient nos origines, parce que la laïcité sans adjectif, celle qui accueille sans exclure, est la garantie de la paix civile, parce que nous sommes attachés à chacun des termes fondateurs de la République – Liberté, Egalité et Fraternité –, nous avons décidé de le dire dans la rue dimanche 11 janvier, sans slogans ni bannières, simplement pour dire ensemble notre peine mais aussi notre adhésion à une République dans laquelle chacun peut, sans distinctions, se retrouver. Tel est le sens de notre appel. 0
Alain Jakubowicz, président de la Licra, Pierre Mairat, co-président du Mrap, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Pierre Tartakowsky, président de la LDH

Le document : Communique commun Pour une Republique effective 9 1 15

La République blessée

Attentat contre Charlie Hebdo , Roanne: COMMUNIQUE ASSOCIATIF COMMUN .
Nos quatre associations réunies dans l’urgence, expriment leur solidarité aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo et à Charlie Hebdo.
Refusant les amalgames qui ne peuvent qu’apporter de la division, nous appelons à refuser la barbarie en nous retrouvant autour des principes de la République et de l’Etat de droit.
Nous refusons la volonté d’intimider et affirmons la liberté d’expression et de la Presse.
Attac en Roannais, La Licra, France Palestine Solidarité, La LdH (Ligue des Droits de l’Homme)

Encore sur le DALIE

Dans notre post du 23 décembre, nous nous interrogions sur le devenir d’une structure créée par Roannais Agglo et qui travaillait au retour à l’emploi de roannais en grande difficulté : le DALIE (Dispositif d’Actions Locales pour l’Insertion et l’Emploi).

Nous disions notre attachement citoyen à une démarche innovante et encore expérimentale. Nous avons eu connaissance d’un courrier du Président de Roannais et Agglo  (daté du 22 décembre) où il dit « être au regret de vous annoncer que le DALIE  interrompra son activité le 31 décembre 2004 ».

Ce courrier, bien documenté et montrant que le DALIE était un dispositif donnant de très bons résultats, et cela grâce « à un travail intensif des référents » (on nous parle  entre autres informations de « 670 contrats de travail chez plus de 220 employeurs ») ne peut que laisser au citoyen un sentiment gênant : nous avions donc un outil social efficace, « adapté à chaque situation individuelle », et on interrompt son activité !

Le bilan positif de ce DALIE est la matière principale de ce courrier, soit 18 lignes,  et en  une phrase, sans explications, est annoncée la disparition du dispositif.

Par quelle logique peut-on conclure de ce qu’un dispositif fonctionne, il faut y renoncer ? Dans un autre contexte, Yves Nicolin disait « que la position du Maire ne peut être celle d’un simple citoyen », se confirme donc que ce sont des logiques qui se distinguent.